Immobilier : ce qui change au 1er janvier 2026
1) Hausse des frais d’agence immobilière à la location
Depuis 2014, les frais d’agence facturés aux locataires (visite, constitution de dossier, rédaction du bail, état des lieux) étaient plafonnés sans révision annuelle.
- À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, ces plafonds sont enfin revalorisés, en fonction de l’Indice de Référence des Loyers (IRL) constaté entre le 3ᵉ trimestre 2024 et le 3ᵉ trimestre 2025.
Principaux montants plafonds applicables :
Zone très tendue : 12,10 € par m²
Zone tendue : 10,09 € par m²
Autres zones : 8,07 € par m²
État des lieux : 3,03 € par m²
(tous montants TTC et applicables aux baux signés à partir de 2026)
Cette revalorisation d’environ +0,87 % compense l’inflation depuis 2014 et permet aux agences d’adapter leurs honoraires à l’évolution des coûts.
2) MaPrimeRénov’ : guichet fermé faute de budget
Le dispositif MaPrimeRénov’, principal soutien public à la rénovation énergétique en France, voit ses nouveaux dépôts de dossiers suspendus depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.
Cette fermeture est due à l’absence de vote du budget 2026, ce qui empêche l’État d’engager de nouvelles dépenses pour financer ces aides.
Cela signifie que plus aucun dossier de demande d’aide ne peut être déposé tant que le budget n’est pas voté. Cependant, les dossiers déjà déposés en 2025 devraient être traités normalement.
3) Modification du calcul du DPE (Diagnostic de Performance Énergétique)
Une des évolutions les plus significatives concerne le DPE, document obligatoire lors d’une vente ou d’une location.
Jusqu’ici, l’électricité était pénalisée dans le calcul du DPE : 1 kWh d’électricité comptait pour 2,3 kWh en énergie primaire. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, ce coefficient est abaissé à 1,9, permettant ainsi à de nombreux logements chauffés à l’électricité de remonter de classe énergétique.
En conséquence : de nombreux logements classés « passoires thermiques » (F ou G) pourraient désormais obtenir une meilleure étiquette sans travaux ; cela facilite la vente ou la location de certains biens auparavant très mal classés.
4) Autres changements (copropriétés)
Toujours au 1ᵉʳ janvier 2026, un plan pluriannuel de travaux devient obligatoire pour les syndicats de copropriétaires d’immeubles comprenant au plus 50 lots.
Ce document permet d’anticiper, planifier et budgétiser les travaux futurs sur un immeuble, ce qui améliore la transparence et la gestion collective des parties communes.

